Cahier de doléances
Rappel historique ...
Les cahiers de doléances sont des registres dans lesquels les assemblées chargées d’élire les députés aux États généraux notaient vœux et doléances. Cet usage remonte au XIVe siècle. Les cahiers de doléances les plus notoires restent ceux de 1789.
La rédaction de ces cahiers débutait dans les villages et les paroisses urbaines avec la rédaction de « cahiers de paroisses ». On établissait ensuite dans chaque bailliage des cahiers de bailliage réduits à douze « cahiers de gouvernements ».
Ces douze cahiers étaient eux-mêmes compilés pour donner trois « cahiers de doléances », un par ordre, résultat, ainsi, d’une activité de sélection et de filtre sur le surabondant matériel originel qui serait jugée diversement par les modernes. En 1789, les cahiers de doléances ont presque valeur de sondage. Un résumé des cahiers est lu devant l’Assemblée constituante le 27 juillet 1789 par le comte de Toulouse. La notion centrale de la Révolution est clairement identifiée dans les cahiers : l’égalité sociale, égalité devant l’impôt et devant la loi, autant de revendications qui triompheront à l’occasion de la Révolution. Les citoyens écrivaient principalement ces cahiers pour dénoncer des abus et proposaient par cette méthode des réformes de la société de l’ancien régime.
Pour en savoir plus
Règlement royal des cahiers de doléances :
Cahiers de doléances de l’Ile d’Aix :
Cahiers de doléances de la paroisse de Bellon :



